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(¯`●..◈.·•·>>[ On tente de se distraire , on fait la fête , on cherche l'amour , on croit le trouver , puis on retombe . De haut . On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise . On roule trop vite , on frôle l'accident , on prend trop de coke , on frôle l'overdose . Ça fait peur aux parents , des gènes de banquiers , de PDG , d'hommes d'affaires , qui dégénèrent à ce point là , c'est quand même incroyable . Il y en a qui essaient de faire quelque chose , d'autres qui déclarent forfait . Il y en a qui ne sont jamais là , qui ne disent jamais rien , mais qui signent le chèque à la fin du mois . Et on les déteste , parce qu'ils donnent tant et si peu . Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air , et si peu de ce qui compte vraiment . Et on finit par ne plus savoir ce qui compte , justement . Les limites s'estompent . On est comme un électron libre . On a une carte de crédit à la place du cerveau , un aspirateur à la place du nez , et rien à la place du c½ur , on va en boîte plus qu'on ne va en cours , on a plus de maisons qu'on a de vrais amis , et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on n'appelle jamais . On est la jeunesse dorée . Et on n'a pas le droit de s'en plaindre , parce qu'il paraît qu'on a tout pour être heureux . Et on crève , dans nos appartements trop grands , des moulures à la place du ciel , repus , bourrés de coke et d'antidépresseurs , et le sourire aux lèvres . ]